Bali, en solo !

Bali, en solo !

1 octobre 2018 1 Par Steph

C’est toujours un grand pas pour une femme de partir au bout du monde. Son sac sur le dos, faisant parfois face à l’incompréhension générale, et affrontant surtout ses propres peurs au passage. Quand l’envie m’a pris de partir en solo, je me suis lancée dans la recherche du pays parfait pour cette grande première. Mes exigences? Du soleil, du dépaysement, un lieu safe, et un air de bout du monde.

J’ai la chance d’avoir déjà beaucoup voyagé (merci papa, merci maman!). Mais pour cette première fois seule, je voulais une vraie aventure, un voyage plus long que tous les précédents, et une culture totalement inconnue. C’est donc vers l’Asie que je me suis tournée ! N’ayant pas d’autre possibilité que de partir en Août et ne voulant pas passer 3 semaines dans les moussons, mon choix s’est vite restreint à l’Indonésie et la Malaisie. Et quand j’ai vu Bali apparaitre dans mes recherches, plus aucun doutes, c’est là que je devais aller!

J’ai pris mes billets d’avion avant d’avoir le temps de réfléchir et… C’est parti pour quelques mois de préparatifs et d’attente ! Le temps de lire des dizaines (centaines !! ) d’articles de blogs, de découvrir des groupes Facebook plein de bons conseils et d’histoires inspirantes, de réfléchir à mon parcours sur place, et de dévaliser quelques boutiques pour acheter plein de trucs inutiles que je n’utiliserais même pas !

Le temps aussi, et surtout, de répondre aux questions, de rassurer les proches. Et de me convaincre moi même que j’en étais capable.

Seule.

Car autant je n’avais aucun doute au moment de sortir ma carte bleue pour payer mes billets, autant à force de m’entendre dire « Toute seule?! Mais tu es folle! » « C’est dangereux par là bas, non? » ou encore « Mais quelle idée, c’est bien mieux de voyager à plusieurs! », les doutes ont commencé à s’insinuer dans mon esprit… Forcément, ces questions je me les suis posé aussi. Mais au final, j’ai trouvé bien plus de bonnes raisons de partir, que de mauvaises raisons de rester!

Bien sûr, voyager seul(e) fait peur, c’est légitime. Mais quel enrichissement personnel ! Faire face à soi même, pouvoir s’écouter, sans contraintes, compromis ni obligations. Se surprendre soi même en découvrant de quoi on est capable, faire des rencontres extraordinaires. Découvrir une nouvelle culture, mais aussi se découvrir soi même. Etre soi, tout simplement, comme jamais auparavant.

Si vous vous posez la question de partir seule, arrêtez d’y penser, et faites le.

Et pour vous aider, il est temps de passer aux infos pratiques!

Comment réserver ses billets d’avion?

Personnellement, je surveille les tarifs sur le site Skyscanner. Il est possible d’y mettre des alertes, et le site est assez intuitif. Une fois la recherche effectuée (en navigation privée ! ) et les meilleurs tarifs trouvés, le plus intéressant est bien souvent de se rendre directement sur les sites des compagnies aériennes pour réserver en direct. Petit conseil pour Bali : il est bien plus intéressant de faire une escale à Singapour ou Jakarta, et de prendre ensuite un vol intérieur qui coûte une misère (une quarantaine d’euros). Vérifiez bien avant de réserver votre vol !

Valise, ou backpack?

Souhaitant barouder sur place, j’ai préféré opter pour le sac à dos. Et un sac à dos… En bagage cabine! Je ne souhaitait pas avoir à m’inquiéter pour mes bagages pendant les escales, j’ai donc décidé de partir léger. Un petit détour chez Decathlon, et le sac Escape 50L était sur mon dos ! Hyper pratique avec son ouverture type valise, sa contenance parfaite, et sa petite besace détachable. Aucun regret sur ce choix, je vous le recommande à 100% ! Si par contre vous n’avez pas peur du suivi de vos bagages entre deux vols, et que vous souhaitez aller d’hôtel en hôtel plutôt que de barouder en scooter sur les routes balinaises, la valise pourra vous permettre de ramener plus de souvenirs !

J’emmène quoi?

Bien sûr, selon que l’on voyage avec un backpack minimaliste ou une valise de 30kg, on aura pas les mêmes attentes… Mais il y a quelques indispensables à y glisser, quoi qu’il arrive !

  • Un appareil photo (étanche si possible, il y a de superbes spots de plongée et de snorkeling ! )
  • Une lampe torche (les rues sont très mal éclairées, et les trottoirs plein de trous à éviter. Vraiment indispensable ! )
  • Un permis international (faites en la demande 3-4 mois avant au moins ! Indispensable pour louer un scooter, il ne vous sera pas demandé au moment de la location, mais vous ne serez pas assuré en cas d’accident si vous ne l’avez pas. Et vous risquez une amende si vous vous faites arrêter, autant éviter ! )
  • De la crème solaire et de l’anti-moustiques. Deux grands classiques indispensables!
  • Une trousse à pharmacie. Par précaution, j’ai toujours en voyage du Doliprane, un anti-diarrhéique, des antihistaminiques, quelques pansements, et un antiseptique local… Je ne saurais que trop vous conseiller d’ajouter à cela un antibiotique à large spectre (Augmentin), et une crème antibiotique (Fucidine). Les petits bobos s’infectent vite en milieu tropical, et croyez mois, c’est pas drôle de courir après un antibiotique à Bali !
  • Une veste de pluie. Oui je sais, c’est pas drôle, mais croyez moi, ça peut être très utile! Déjà, elle vous tiendra chaud dans l’avion et dans les aéroports, et ça ça n’a pas de prix. Ensuite, vous serez très, très heureux de l’avoir sous la main en cas d’averse, car quand il commence à pleuvoir à Bali, ça devient vite très sérieux ! J’ai choisi une veste Blocktech de chez Uniqlo, et elle était parfaite. Facile à transporter, légère, bien étanche mais respirante à la fois. Très bon achat!
  • Une petite multiprise. A Bali, l’électricité ne manque pas mais les prises si ! Bien souvent, on ne trouve qu’une seule et unique prise électrique dans sa chambre. C’est un peu la galère quand on veut recharger son téléphone, son appareil photo, et sa batterie externe ! Ce genre de prise tout en un est bien pratique par exemple. A adapter selon vos besoins.
  • Quelques petites gourmandises à distribuer aux gens que vous rencontrez sur place. Les balinais vous accueillent à bras ouvert, et j’ai vraiment apprécié de pouvoir moi aussi, leur offrir un petit bout de France. J’avais amené des caramels au canelés (bordelaise un jour, bordelaise toujours ! ), et ils ont eu un succès fou ! Auprès des adultes comme des enfants, ce petit geste de partage m’a offert des sourires éclatants.
  • Et bien sur quelques vêtements! Inutile de trop vous charger car vous pourrez laver au fur et à mesure. A minima je dirais 4 culottes, 2 soutien-gorges, 3 t-shirts, 2 bas (1 pantalon, 1 short), 2 paires de chaussettes, 2 paires de chaussures (1 paire de sandales, 1 paire de baskets). C’est le minimum syndical, à vous d’en ajouter (ou non!) pour être un peu plus confort!

Je dors où?

Il y a deux écoles. Ceux qui préfèrent tout organiser avant de partir, et ceux qui souhaitent se laisser porter au fil de leur voyage. Autant avant Bali j’ai toujours fait partie de la première catégorie, autant je souhaitais pour ce voyage gouter à l’aventure, la vraie ! J’ai réservé mes premières nuits avant de partir, et je réservais ensuite sur Booking au fur et à mesure. Cela m’a permis de pouvoir adapter mon séjour au fur et à mesure, rester parfois plus longtemps que prévu à un endroit qui me plaisait, et parfois un peu moins quand l’ambiance était moins à mon gout. Tous mes choix n’étaient pas forcément excellents, mais j’ai quelques excellentes adresses à vous partager !

Amed : Le Three Brother Bobby’s villa propose des petits bungalows très mignons, et une piscine à débordement sur la plage tout simplement parfaite. Bobby le propriétaire est vraiment adorable et a réussi le challenge de faire vivre à tous les clients de son hôtel une nuit pleine de tremblements de terre dans la joie et la bonne humeur!

Ubud : Saudara Home, situé à une 20aine de minutes du centre d’Ubud, est un véritable havre de paix au milieu des rizières. Albert le propriétaire n’est pas avare de bons conseils, et une navette est à disposition pour vous emmener à Ubud toute la journée, ce qui permet de profiter de la ville le jour, et du calme le soir. Sans aucun doute le plus bel hôtel dans lequel j’ai dormi à Bali!

Lovina : Gede Homestay, une petite guesthouse à tout petit prix, littéralement les pieds dans l’eau. On change de registre, la chambre est minimaliste et la douche froide, mais c’est clairement le meilleur rapport qualité prix que j’ai pu rencontrer. 7€ la nuit pour une chambre individuelle, une propreté impeccable, et un petit déjeuner copieux, le tout en bord de plage, qui dit mieux?

Je me déplace comment?

Vaste question ! Tout dépend en réalité du type de trajet que vous souhaitez faire.

scooter lovina bali

Pour les petits trajets : l’idéal est de louer un scooter. On en trouve sur toute l’île, et ça coute une misère. Comptez environ 50 000IDR par jour, facilement négociable si vous souhaitez louer plusieurs jours d’affilé. Surtout, surtout, n’oubliez pas votre permis international, sans lequel vous ne serez pas assuré en cas d’accident ! Si vous n’êtes pas à l’aise au guidon d’un scooter, il est possible de louer le chauffeur qui va avec la monture, et de vous faire balader à l’arrière ! C’est une bonne solution qui peut vous permettre de découvrir des coins insoupçonnés sur les conseils de votre guide du jour ! A savoir cependant, aux alentours des grandes villes (Ubud en particulier), la circulation est très, très dense, et cela est assez dangereux quand on est pas très expérimenté. Egalement, sur l’ile de Nusa Penida, les routes sont assez affreuses, je ne m’y risquerais pas en scooter!

Pour les trajets moyens : Vous souhaitez vous rendre d’un point A à un point B rapidement, sans arrêt, et vous n’avez pas envie de passer 1h sur un scoot avec votre backpack sur le dos… Optez pour un Grab ! Téléchargez l’appli, équivalent asiatique de Uber, et réservez votre taxi. C’est fiable, rapide et efficace!

Pour les longs trajets : Pour vous rendre d’une ville à l’autre, et profitant des temples et petits villages sur la route, l’idéal est de profiter des services d’un driver. Il vous prendra en charge toute la journée pour un tarif négocié à l’avance (en général aux alentours de 700-900 000IDR, selon le trajet), et vous guidera sur toutes les zones à visiter sur votre trajet. C’est aussi l’occasion de poser toutes vos questions sur la culture balinaise. De découvrir des petits warungs (restaurant typique) dans lesquels vous ne vous seriez jamais arrêté de vous même. Sur Bali, je vous conseille de contacter Sadra, sur son site Bali Charmante. Pour Nusa Penida, vous pouvez contacter Waya, sur Nusa Penida Exploration. Tous les deux sont extras, sérieux, et méritent d’être connus !

Les applis indispensables

Ca y est, le sac est rempli, il ferme (…presque ! ), il est donc temps de remplir votre téléphone maintenant !

Pour vous déplacer, l’application Grab est extrêmement utile sur place. Elle vous permet de faire appel à un chauffeur (équivalent à Uber chez nous), soit en voiture, soit en scooter. Attention cependant, les Grab sont mal vus dans certains endroits de l’île, et ne sont donc peu ou pas présents. Cependant, cela peut vous permettre de vous donner une vague idée du tarif à négocier avec un autre driver. Grab est le « low-cost » du taxi, donc pas d’arnaque si un taxi classique vous demande 30% de plus, c’est normal. Par contre, s’il vous demande un tarif 3x plus élevé, à vous d’entamer la discussion! (Android / IOS)

Si vous louez un scooter, ou voulez vous déplacer en ville, l’application Maps.me peut vous sauver la vie. Elle vous permet d’utiliser une carte très précise hors connexion (à condition d’avoir téléchargé la carte de la région au préalable!), mais aussi de placer des signets au fur et à mesure de vos visites. Cela peut être pratique sur le moment pour vous souvenir où vous avez garé votre scooter, mais cela vous permet surtout, au retour, de retrouver facilement les noms et les lieux des endroits visités ! (Android / IOS)

Le taux de change n’étant pas simple à calculer de tête (1€ = 17 300IDR lors de mon séjour), l’application Xe peut vraiment, vraiment vous rendre de grands services !( Android / IOS)

Même si le wifi est très présent dans les restaurants, bars et hôtels, il est bien souvent de mauvaise qualité. De mon côté, j’ai préféré acheter une carte sim à l’arrivée, pour pouvoir bénéficier d’un bon réseau 4G sur place. J’ai opté pour une Sim Telkomsel, achetée à l’aéroport de Jakarta. J’ai payé une carte contenant 20Go d’internet (ainsi que des appels et SMS, donc je me suis extrêmement peu servi) 150 000IDR. Pour information, en 3 semaines là bas, et sans me limiter, j’ai dépensé moins de 5Go de données… Télécharger l’appli avant permet de mettre en service la sim en 2 temps 3 mouvements, et de vous simplifier un peu la vie en arrivant! (Android / IOS)

Et enfin, l’activité sismique étant très importante au moment de mon voyage, j’ai installé l’application Earthquake Alert, afin d’être avertie en cas de gros séisme, ou d’alerte tsunami. Un peu perturbant je vous l’accorde, mais personnellement je trouvais plus rassurant d’être bien informée ! (Android / IOS)

Les ptits trucs en plus

Bali est une île véritablement très safe pour une femme voyageant seule. Les balinais sont serviables, ont toujours le sourire, et ne sont absolument pas lourds concernant la drague. N’hésitez pas à demander votre chemin, à poser des questions, à interroger le restaurateur sur la manière dont il a cuisiné votre plat… Rien de tel qu’être curieux de son environnement pour entrer en contact avec des gens. Les balinais sont ravis de partager un peu de leur quotidien avec vous. Alors apprenez à faire confiance, et découvrez Bali!

Rien de tel d’ailleurs pour s’intégrer que de parler quelques mots de la langue locale. Apprenez à minima à dire Bonjour (Selamat Pagi (avant 10h) / Selamat Siang (10h-15h) / Selamat Sore (après 15h) ), Merci (Terima Kasih), De rien (Sama-Sama), et si possible, apprenez quelques petites phrases de base sur place !

Un de vos premiers achats sur Bali sera sans doute un sarong. En effet, pour visiter les temples, c’est un accessoire indispensable. Il est important pour respecter les traditions balinaises de nouer un sarong autour de sa taille avant de pénétrer un lieu sacré, mais également d’avoir les épaules couvertes (préférez donc les t-shirts aux débardeurs). Le sarong est un genre de paréo, qui pourra vous servir à peu près à tout et n’importe quoi sur place en plus de vous faire un joli souvenir à ramener, donc n’hésitez pas !

Les filles, vous serez sans doute surprise que l’on vous demande souvent à Bali si vous avez vos règles ! Bon je vous rassure, on ne vous arrête pas dans la rue pour vous poser ce genre de question, mais à chaque fois que vous entrez dans un temple, vous pouvez vous confronter soit à un panneau qui vous interdit l’entrée en période de règle, soit un guide qui vous pose la question. C’est un peu surprenant ! Bien sûr personne n’ira vérifier, mais faire preuve de respect envers ces traditions me parait important, donc pensez-y !

Le dernier point important concerne l’argent. Certains préfèrent utiliser leur CB sur place et retirer de l’argent au fur et à mesure (Attention aux commissions de votre banque ! ), et d’autres préfèrent emmener du cash et le changer sur place. Les deux solutions ont leur avantages et inconvénients :

  • Utiliser sa CB : Le premier inconvénient est sans aucun doute les commissions que votre banque prends sur chacune de vos transactions à l’étranger. Pour ma part, j’ai fais le choix d’une banque dédiée à mes voyages, chez N26, qui me permet de limiter très, très grandement ces commissions. Ensuite, vient le problème des ATM piratés à Bali, ça a tout l’air d’être le sport national. Attention donc à ne retirer que dans des ATM surveillés, accolés à des banques. Et prévoyez bien le coup, certains endroits un peu reculés ont très, très peu d’ATM ! Par contre, le gros intérêt réside dans le fait de ne pas se promener avec trop de cash.
  • Utiliser du cash : Plusieurs inconvénients là aussi. Déjà, se promener avec plusieurs centaines d’euros en espèces n’est pas toujours très rassurant. Peur du vol, ou de la perte. Ensuite, il faut changer régulièrement. Difficile d’estimer son budget au fur et à mesure, donc l’idéal est de changer petit à petit. Mais comme les ATM, les bureaux de change ne sont pas tous très sécurisés. Donc évitez très clairement de vous rendre dans les petits Money Changer en fond de ruelle, au taux bien trop avantageux pour être honnête. Ce sont de vrais magiciens qui savent faire disparaitre des billets en un tour de main! Par contre, cela permet de contrôler au mieux son budget, et vous évitez le stress du piratage de votre CB !

Ca y est, vous avez bien tout compris ? Il est donc temps de réserver votre vol, et on se retrouve vite par ici pour parler itinéraire, paysages superbes, temples à visiter, et lieux à ne pas louper !

 


Bali, infos pratiques :

S’y rendre : Depuis Paris, comptez 1 à 2 escales, entre 19 et 28h de voyage selon vos escales et la durée de chacune. Le prix est très dépendant du nombre d’escales bien sur!

Quelle langue : Indonésien, Balinais (non non, ce n’est pas la même chose!), et Anglais à peu près partout, bien sur!

Quelle monnaie : La roupie indonésienne est la monnaie locale. Vérifiez le taux du jour sur Xe, mais au moment où j’écris cet article, 1€ = 17 300IDR . Forcément sur place, on atteint vite des sommes un peu folles. Par exemple 50€ valant quelque chose comme 865 000IDR, on parlera de 865K pour se simplifier la vie.

Se renseigner : Outre les classiques Routard et autre Lonely Planet, vous trouverez bien sur une mine d’informations sur des blogs de voyageurs. Mon chouchou sans aucun doute, c’est Balisolo, qui regorge de bons conseils pratiques. Le groupe Facebook Les Francais à Bali est aussi bien pratique pour y trouver des infos et bons plans de dernière minute!

*Si vous réservez votre hôtel en passant par mes liens affiliés, sachez que ça ne change rien pour vous, mais que ça change tout pour moi!

Share Button